Un projet de loi augmentera la censure de l’Internet au Brésil

A young woman's hands are locked into handcuffs as she "slaves away" on a white computer keyboard, against a white background. Could symbolize being stuck in a demanding or boring job or maybe she's addicted to online browsing!Le projet de loi proposé pourrait augmenter la censure de l’Internet et diminuer la confidentialité du contenu et des données utilisateur au Brésil. L’équivalent de la Hadopi verra certainement le jour au Brésil.

Mauvaises nouvelles du Brésil. On pouvait lire dans le numéro du magazine Times de la semaine dernière que le Congrès au Brésil envisage une législation qui augmenterait la censure et empiéter sur la liberté d’Internet dans le pays.

Ce projet de loi reprendrait certaines des libertés sur la toile octroyées dans le « Cadre des droits civils» (Projet de loi numérique des droits au Brésil) adopté en 2014.

La nouvelle loi exigerait des utilisateurs d’Internet au Brésil d’enregistrer leurs données personnelles lors de l’accès aux sites Web.

Elle est aussi censée permettre la censure des messages sur les sites sociaux. La situation a été décrite par le Times comme suit: »Le congrès du pays est en train de débattre d’une série de projets de loi qui obligeraient les utilisateurs d’Internet au Brésil à fournir leur nom complet, leur adresse ainsi que leur numéro d’identification fiscale à chaque fois qu’ils accèdent à un site internet.

Ceux lésés par le contenu en ligne peuvent demander à ce qu’il soit complètement retiré de la toile. Les pénalités pour diffamation augmenteraient tout aussi naturellement. « 

Cette nouvelle loi est poussée par le porte-parole de la chambre basse du Brésil, Eduardo Cunha, qui a été surnommé  » Big Spy Bill  » par le peuple. Son objectif déclaré est de  » punir les crimes d’honneur commis sur les réseaux sociaux, » mais il va bien au-delà – la loi exigerait des sites web (même ceux non présents au Brésil) de stocker les données personnelles des utilisateurs pour un maximum de 3 ans.

La police et les autres, décrits vaguement comme  » des autorités compétentes « , seraient alors en mesure d’accéder à ces informations.

L’article spécule que la loi est mise en place pour protéger les politiciens de la critique, en particulier au milieu des rapports de corruption auxquels beaucoup d’entre eux sont confrontés.

Le Brésil est un marché énorme pour Facebook et YouTube, ainsi que pour l’utilisation mobile. Le Brésil bénéficie déjà d’Internet très libre et ouvert, de sorte à ce que cette nouvelle n’est en aucun cas une bonne chose.

En tant que tel, le projet de loi a fait face à beaucoup de résistance de la part de beaucoup de jeunes qui l’ont dénoncé fortement.

Un universitaire a traité ce projet   » d’absolument absurde,  » en disant  » il est mauvais pour l’innovation et c’est la pire idée qui soit de la part d’un pays comme le Brésil. » Certains groupes ont également fait valoir qu’il était inconstitutionnel.

Malheureusement, ce n’est pas la première fois que le Brésil a adopté la censure. Il y a quelques mois, ils ont coupé l’accès à WhatsApp comme on avait vu dans l’un de nos précédents articles car ce dernier n’a pas respecté une ordonnance du tribunal au sujet d’une enquête criminelle.

Nous espérons que cette loi ne verra jamais le jour et que le Brésil ne va pas continuer à surfer sur le chemin de la censure et de l’atteinte à la liberté des utilisateurs d’internet et de leur vie privée.

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