Téléchargement illégal : plus de 10 000 pirates piégés

Le moins que l’on puisse dire c’est que pour lutter contre le téléchargement illégal, l’industrie cinématographique de Belgique ne manque pas d’imagination.
Des sous-titres piégés ont ainsi été mis en ligne sur des plateformes de téléchargement illégal. Des milliers de pirates ont ainsi été prix au piège de ce troll plutôt créatif.

Nouvelle forme de sensibilisation contre le téléchargement illégal
Depuis que le téléchargement illégal est apparu, une multitude de stratégies sont mises en place pour sensibiliser les internautes.
De la campagne « le téléchargement c’est du vol » en passant par Hadopi, les initiatives des ayants,droit et des pouvoirs publics ne se comptent plus.

Cette fois-ci c’est l’industrie cinématographique de Belgique qui se distingue. Des milliers de pirates du Pays-Bas ont ainsi été piégés avec des sous-titre inhabituels. Les sous-tires en questions avaient été truqués.

Ce stratagème original a été mis en place pour le film « Hitman and Bodyguard ». On peut ainsi y voir Samuel L.Jackson via son personnage Darius Kincaid s’adresser directement au spectateur.

« Pas besoin d’enquête pour se rendre compte qu’il s’agit là de sous-titres de mauvaise qualité. Et tu avais envie de devenir policier, mais tu t’adonnes au téléchargement illégal. »

La sensibilisation plus que la répression
En plus de ces sous-titres piégés pour le divertissement « Hitman & Boyguard », la BEA en aurait également créé pour la série  » The Bridge « , et deux autres films : « Logan Lucky » et « The Foreigner ».

Ces faux sous-titres auraient été postés sur divers sites illégaux. Leurs noms n’auraient pas été révélés. D’après l’organisme belge à l’origine de cette action, plus de 10 000 internautes pirates auraient ainsi été pris au piège.
10 000 personnes qui n’étaient pas passés par un VPN comme Cyberghost, VyprVPN et NordVPN. S’ils n’ont de toute évidence pas été sanctionnés cette fois-ci, ils ont été repérés par les autorités…

Pour la Belgian Entertainment Association il s’agissait d’une part de sensibiliser le public à ses actes. D’autre part, démontrer au téléspectateur fraudeur que le téléchargement illégal ne lui garantit pas un contenu de qualité, bien au contraire.

Les sous-titres apparaissent ainsi généralement au milieu du film. Lorsque le téléspectateur est bien imprégné dans son divertissement. Ils est alors interpellé par cette adresse directe de l’un des acteurs !

Avec cette action pour le moins atypique, la BEA espère générer une prise de conscience. Là encore, un peu comme pour Hadopi, il s’agit dans un premier temps de sensibiliser plus que de réprimer. Reste à voir si ça sera efficace ou non.